

Maître de l'Ordre de 1201 à 1209
Né vers 1165 dans la forteresse du Plessis-Macé, Philippe du Plessis est issu d'une vieille famille angevine. En 1189, il participe à la troisième croisade comme simple chevalier du siècle.
En arrivant en Terre Sainte, il découvre l'Ordre du Temple. Il est impressionné par la discipline et le courage qu'il montre durant les combats et décide d'en prendre l'habit.
Il est élu Maître de l'Ordre au printemps 1201, quelques mois après la mort de Gilbert Horal.
Dans la même lignée que son prédécesseur Gilbert Horal, Philippe du Plessis s'engage à faire respecter la trève signée entre Saladin et Richard 1er. Au terme de cet accord, en 1208, il propose aux Maîtres des Teutoniques et des Hospitaliers de faire une nouvelle proposition de paix à Malek-Adel.
Les légats pontificaux critiquent vivement ce nouvel accord et une crise politique s'engage entre l'Ordre du Temple et le Pape Innocent III qui menace ces derniers d'apostasie s'ils refusent d'obéir aux légats.
Les Templiers participent à peu d'actions militaires durant son magistère, la quatrième croisade étant détournée de son but et finissant au siège de Constantinople. De plus, Philippe du Plessis tente par tous les moyens de garder une certaine relation pacifique avec les musulmans.
Une crise grave éclate néanmoins entre l'Ordre du Temple et le Roi d'Arménie à propos de la forteresse de Gastein. Le Roi d'Arménie en profite pour expulser tous les Templiers de son royaume et de s'emparer de leurs biens. Le Pape doit intervenir et donne raison aux Templiers qui peuvent récupérer leurs domaines indûment confisqués.
Les relations avec les Hospitaliers ne s'améliorent toujours pas et le Pape doit aussi sans cesse intervenir pour régler les différends entre les deux Ordres. Le Pape donne raison aux Hospitaliers dans ces conflits, ce qui entraîne une méfiance grandissante de l'Ordre du Temple pour la Papauté, qui ne se montre plus très garante des intérêts templiers.
C'est sous son magistère que l'Ordre arrive à l'apogée de son développement en Europe. Les dons et le recrutement arrivent de toutes parts et dans toutes les provinces.
Son nom apparait pour la dernière fois dans un acte passé en 1209. L'obituaire de Reims situe sa mort le 12 novembre 1209.

Maître précédent : Gilbert Horal - Maître suivant : Guillaume de Chartres
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Bibliographie